L’Agrobusiness : une filière porteuse d’espoir pour la jeunesse malienne

 « Un label national de certification des produits agroalimentaires, l’accès à la technologie, à la terre, aux financements et la formation des jeunes ». Ce sont entre autres les pistes de solutions proposées lors de la causerie débat « Nyetaa Baro » initiée par l’ONG Mali-Folkecenter Nyetaa qui a porté sur l’agrobusiness. C’était le 1er novembre 2019 à la maison des jeunes de Bamako. Pendant plus de deux heures, cinq experts du domaine et une cinquantaine de jeunes ont échangé sur les défis et opportunités que représente la filière dans notre pays.

La biotechnologie, l’info-Tech, les Agri-Technologies et les Energies Renouvelables sont des domaines connexes de l’agrobusiness qui sont en train de révolutionner le monde, explique Dr Ibrahim Togola. Selon lui, avec ces nouvelles donnes et la transformation digitale, tous les pays du monde, même les plus pauvres ont des opportunités de se développer. Toutefois, le grand défi reste l’inclusion de ces techniques dans le domaine de l’agriculture et de la transformation des produits. « Nous ne devons pas que chercher à produire mais à produire de manière saine et durable. D’où la nécessité d’utiliser les énergies renouvelables, les engrais bio…etc. », conclut-il.

Principales Contraintes !

Pour Modibo Keita, Ingénieur en Industrie Agricole, au-delà de l’opportunité que représente l’Agrobusiness, plusieurs contraintes existent au Mali. Ce qui freine un peu le développement du secteur. Selon Mr Keita, la première contrainte reste celle liée à l’accès et la maitrise des techniques de production et de transformation. Le manque de politique de contrôle de qualité et de certification des normes. En plus de celles-ci, il en a énuméré d’autres comme : instabilités du prix et irrégularité dans l’approvisionnement en matières premières, l’accès au financement, faiblesse des organisations professionnelles ou encore  manque de politique gouvernementale sur le secteur.

Pour Dr Togola, le secteur agricole est considéré par beaucoup de jeunes Maliens comme dévalorisant. « C’est tout le contraire », estime-t-il car  l’agriculture est le socle sur lequel tous les pays se sont basés pour amorcer leur développement.  « Cet état d’esprit des jeunes constitue également un frein pour le secteur », regrette-t-il.

Pistes de solutions !

Face à cette situation plusieurs propositions de solution ont été soulignées par les participants et les experts. Tout d’abord l’accès à la technologie, aux terres arables, aux énergies renouvelables et aux financements devrait être facilité. Il faudrait également  concevoir des politiques nationales évolutives avec le secteur, des centres nationaux de certifications des produits agro-alimentaires. 

Selon les panélistes, les jeunes doivent s’intéresser davantage à ce secteur car pourvoyeur d’emplois. « Dans l’agrobusiness, tout le monde a sa place : juriste, littéraire, scientifiques, sociologue… », se réjouit Modibo Keita. En plus de l’amour que les jeunes peuvent avoir pour le secteur, ils doivent impérativement s’informer sur les structures d’accompagnement comme l’Agence pour la Promotion des Investissements et le Centre pour le Développement du Secteur Agricole et ensuite se former.

« En tant que jeunes, il faut croire, imaginer et persévérer ». Ce sont en ces termes que Dr Togola conseille ces jeunes qui veulent entreprendre ou à la recherche d’emploi.

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