Inondations : le Mali déclare l’état de catastrophe nationale
Le président de la Transition malien, le colonel Assimi Goïta, a proclamé l’état de catastrophe nationale en réponse aux inondations particulièrement graves qui ont touché le pays cette année. Cette décision, annoncée lors d’un Conseil des ministres extraordinaire le vendredi 23 août, s’accompagne d’une allocation de 4 milliards de Fcfa pour soutenir les efforts de gestion des inondations et atténuer leurs impacts.
Les inondations de 2024 se distinguent par leur ampleur exceptionnelle. Les pluies torrentielles et les crues soudaines ont causé des destructions massives dans plusieurs régions, entraînant des pertes humaines et des dommages aux infrastructures. En réponse à cette crise, le président Goïta a effectué une visite au Centre de coordination et de gestion des crises (Cecogec) pour évaluer la situation et les mesures en place.
Le général Daoud Aly Mohammedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, a souligné que la déclaration d’état de catastrophe nationale permet de mobiliser tous les moyens nécessaires pour offrir une assistance et protéger les populations affectées. L’enveloppe de 4 milliards de Fcfa sera répartie entre diverses agences et organisations impliquées dans la gestion de la crise. Cette aide sera utilisée principalement pour renforcer les capacités des services de secours, répondre aux besoins urgents des sinistrés, et améliorer les infrastructures de secours.
Prévenir les risques
Le ministère de l’Environnement, en collaboration avec des volontaires et des organisations locales, a également pris des mesures pour gérer les inondations. Parmi les actions entreprises figurent le curage des caniveaux et des cours d’eau, ainsi que l’élimination des débris qui obstruent les voies d’évacuation des eaux. Ces opérations visent à libérer les passages d’eau pour réduire les risques de nouvelles inondations et améliorer l’efficacité des interventions d’urgence.
Le colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, a précisé que les fonds alloués permettront également de prévenir les risques sanitaires. Ils seront utilisés pour renforcer les stocks alimentaires et non alimentaires et pour éviter la propagation de maladies telles que le choléra, qui peuvent surgir dans des conditions d’insalubrité après les inondations.
Depuis le début de cette crise, le Mali a enregistré plus 120 incidents majeurs d’inondations, causant plus trente décès et une centaine de blessés. Ces chiffres soulignent l’urgence de la situation et la nécessité d’une réponse rapide et efficace pour minimiser les pertes humaines et matérielles. Les nouvelles mesures visent à fournir un soutien aux communautés touchées, à faciliter la réhabilitation des zones sinistrées, et à renforcer la résilience du pays face à ces catastrophes naturelles.
Les autorités expliquent ces désastres par les changements climatiques et l’incivisme de la population.

