212 défenseurs de l’environnement tués en 2019

212 défenseurs de l’environnement tués en 2019 contre 207 en 2017. C’est le triste bilan annuel de l’ONG britannique Global Witness publié le 29 juillet annonce

Ils sont des milliers de personnes à se battre dans le monde contre la déforestation, les mines ou des projets agro-industriels et souvent ils y laissent la vie. Ils sont souvent abattus, souvent ce sont les coups de hache qui ont raison sur leur vie.

Au moins 212 défenseurs de l’environnement ont été tués en 2019, un nouveau record, selon Global Witness. L’ONG ajoute que les chiffres sont sous évalués, ainsi dire que plus de personnes meurent en se battant pour la protection de la planète.

Ce bilan décrit les mines comme le secteur le plus meurtrier. Selon  Global Witness, en 2019, la moitié des meurtres se sont produits dans seulement deux pays : la Colombie, et les Philippines qui capitalisent à eux seuls, 107 victimes.

L’exploitation des ressources naturelles et la corruption à la base de ces meurtres

« De nombreuses violations des droits de l’homme et de l’environnement sont générées par l’exploitation des ressources naturelles et la corruption du système politique et économique mondial », a dénoncé Rachel Cox, de Global Witness, qui note que les entreprises responsables sont les mêmes qui « nous entraînent vers un changement climatique incontrôlable ». « Si nous voulons vraiment une relance verte qui place au centre la sécurité, la santé et le bien-être de la population, nous devons nous attaquer aux racines des attaques contre les militants et suivre leur exemple pour protéger l’environnement et freiner la crise climatique », a-t-elle insisté.

Campagne de calomnie

Au-delà des morts, l’ONG dénonce également l’utilisation « de tactiques allant des campagnes de calomnies à des poursuites fallacieuses pour réduire au silence ceux qui se battent pour le climat et la survie de l’humanité », accusés parfois d’être des « criminels » ou des « terroristes ». Quant aux femmes, qui représentent 10 % des morts, elles font parfois l’objet de violences sexuelles.

Malgré ce sombre constat, Global Witness se réjouit des quelques victoires remportées par ces militants « courageux », « preuve de leur ténacité ».

Source : Le Monde

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *